Faire des masques à la maison

La production artisanale est le moyen le plus rapide de répondre au manque de masques. Un spécialiste conseille l’utilisation d’un tissu 100% coton à deux couches, ou feutre, qui n’est pas tissé, mais calandré, c’est-à-dire fabriqué à partir de fils pressés qui forment une trame compacte et résistante.

Ces masques peuvent être lavés à 50 degrés et sont prêts à être réutilisés. Il existe de nombreuses vidéos disponibles sur Internet qui enseignent comment fabriquer des masques à la maison, dans divers matériaux et selon différentes techniques.

Par ailleurs, l’OMS continue de déconseiller l’utilisation généralisée des masques par la population, bien qu’elle réévalue sa position. En ce qui concerne d’autres épidémies virales ou bactériennes, comme la grippe ou la tuberculose, l’Organisation mondiale de la santé déclare qu’il n’y a pas de preuve que les masques sociaux protègent ceux qui les portent, mais ils semblent avoir une certaine efficacité pour prévenir la propagation de la maladie par le biais de gouttelettes expulsées par les personnes infectées. Surtout dans le cas des personnes qui ne présentent pas de symptômes.

Toutefois, il met en garde contre la faible capacité de filtrage de ces masques, entre 2 et 38%, ainsi que contre le danger d’une mauvaise utilisation d’un masque en tissu qui, lorsqu’il est mouillé, peut faciliter la pénétration du virus dans le corps de ceux qui le portent. Elle insiste donc sur les bonnes règles d’utilisation, comme le nettoyage scrupuleux des mains lors de la mise en place et du retrait du masque et le soin extrême à ne jamais toucher la zone avant de l’appareil.

Le Centre européen recommande de donner la priorité aux professionnels
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, qui a recommandé vendredi dernier l’utilisation généralisée des masques comme moyen de contrôler la propagation des infections, émet également quelques réserves sur son site web concernant les masques faits à la main et en tissu, considérant qu’ils ne devraient être portés que lorsque les masques chirurgicaux manquent sur le marché.

Elle maintient l’avis selon lequel, en période de pénurie, la priorité doit être donnée aux professionnels de la santé dans l’attribution des masques chirurgicaux et des respirateurs. Elle rappelle également, comme Marta Temido et Roque da Cunha, qu’il est essentiel de ne pas abandonner des habitudes telles que le lavage fréquent des mains, les soins sociaux à distance et l’étiquette respiratoire.

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